26 avril 2013
Gloire aux Femens !
Les
propos malsonnants à l'égard de femens émis par certaine éditorialiste
du
principal quotidien de la capitale de l'Europe m'amènent à publier
ici cette chanson : « Gloire aux Femens », en précisant Gloire aux
femens de Bruxelles et d'ailleurs.
Cette dame du haut de sa page s'insurge contre la violence faite par
les femens à un représentant notoire de l'Eglise catholique, dont les
actes
d'une violence démentielle ont jalonné l'Histoire depuis des siècles
et des sicècles – entre le massacre des Albigeois ou des braves gens de
Béziers, la chasse aux Vaudois, les bûchers, la mise à
sac de Jérusalem, les massacres des Juifs de la première Croisade,
etc, etc... Et la déconsidération systématique, pour ne pas dire la
diabolisation, des sorcières et des homosexuels... Pourquoi
n'a-t-elle pas rappelé tous ces hauts faits du catholicisme en
comparaison un jet d'eau bénite lancé par une jeune personne. Deux
poids, deux mesures... À proprement parler, cet éditorial est
réactionnaire, on n'en attend pas moins de ce quotidien
institutionnel.
Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
L'Italie est vraiment un enfer, dit Lucien l'âne en faisant une
épouvantable grimace. Les flics sont tellement mal élevés qu'ils s'en prennent aux femmes...
(http://www.corriere.it/politica/speciali/foto/2013/elezioni/nudi-al-voto/attiviste-femen-seno-nudo-contro-berlusconi_8cd6df56-7e7c-11e2-b686-47065ea4180a.shtml#1). Comme en Russie, comme en
Chine, comme en Belgique... Et tout ça pour protéger une girouette politique...
D'accord, dit Marco Valdo M.I., ils ont fait fort, mais il faut bien
reconnaître qu'à Anvers, ils cognent sur les mecs et c'est tout aussi dégueulasse. Mais, c'est à Mortsel, bij Antwerpen...
Cependant,
quand même, avec un seul neurone sous leur couvre-chef, ces
flics-là (à Milan, capitale de la Lombardie...) auraient pu et dû
saluer ces femmes-là, courageuses et honnêtes – chapeau bas et respect;
ils auraient dû leur faire la haie d'honneur, les
escorter, s'agenouiller, leur baiser la main comme de galants
chevaliers et s'en prendre vigoureusement à ce vieux salaud – pervers,
grossier, con, escroc et menteur qui depuis des années, sous
sa cuirasse de Président du Conseil des Ministres, derrière ses
gardes du corps se pavane et trompe son monde et le nôtre. Car,
figure-toi, Marco Valdo M.I. mon ami, cet éminent homme d'État, cet
homme le plus intelligent du monde (qu'il dit!), ce héros des temps
modernes (qu'il croit!), ce courageux paladin a besoin de gardes du
corps (sept, dix, treize, cent, mille, dix mille ?) On est
quand même en pleine Guerre de Cent Mille Ans que les riches font
contre les pauvres pou imposer leurs mœurs par la terreur.... Il ne
serait rien sans un tas de gardes du corps pour le protéger,
car dans le réel, ce brillant Cavalier se cache derrière une troupe
de mercenaires et n'ose pas affronter le monde directement... Il le fait
seulement, par écrans interposés... Cet homme (mais en
est-ce un?) fait la honte au peuple d'Italie, à tous les gens
d'Europe et aux hommes du monde entier. Et encore, je modère mes propos,
il pourrait y avoir des enfants qui nous
lisent.
D'ailleurs,
nous aussi, mon cher Lucien l'âne, mon ami, on crie hourra !,
on salue ces femmes, on les vénère, on leur envoie nos plus
chaleureuses félicitations et on jette la honte sur ces policiers sans
conscience et sans ce qui fait d'un homme, un homme, sur ces
policiers, tout juste bons à être gardiens de Dachau ou
d'Auschwitz... Tout juste bons à obéir aux ordres sans même réfléchir...
Ah,
Marco Valdo M.I. mon ami, penses-tu un seul instant que de tels êtres
soient capables de penser ? Pour le reste, leur côté animal
reproducteur, je n'en sais rien... On en sait peut-être quelque chose au
Vatican... Mais comme toi, j'imagine que s'ils en avaient
(Habent et bene pendentes ?), ils ne s'en seraient pas pris à des
femmes... Ils auraient eu un sursaut de résistance (Ora e sempre :
Resistenza!). S'ils avaient un peu de dignité... Qu'on ne me
dise pas que c'est impossible... Il y a des exemples... Par exemple,
les soldats du Dix-Septième de ligne... [[704]] qui malgré les
injonctions virulentes du gouvernement et de leurs officiers,
ont refusé de s'en prendre aux viticulteurs et ont tranquillement
retourné leurs baïonnettes. Donc, si ces policiers milanais (ou
d'ailleurs) avaient été des gens d'honneur et de courtoisie, ils
n'auraient jamais, au grand jamais accompli pareille infamie... Si
c'était le cas... si c'eût été des gens corrects, on le saurait et en
plus, ils n'auraient même pas été engagés dans ces
meutes... ou alors, ils dénonceraient tous les jours à la face du
monde ce que font leurs collègues véreux ou tout ce qu'on les obligerait
à faire, tout en refusant de le faire... Avec
obstination, insubordination et dignité humaine.
Je
sais, je sais... Enfin, en ce qui concerne ces flics-là qui s'en sont
pris à des femmes et en plus, à des femmes sans armes, pacifiques,
partiellement et dans certains cas, totalement dénudées (signifiant
ainsi qu'elles n'ont que leurs corps pour affronter les
armées des puissants et des riches) et qui en plus énonçaient une
vérité éclatante (ce monsieur est un personnage ignoble), je suis
persuadé qu'ils tueraient père et mère, s'ils en recevaient
l'ordre... C'est pour elles d'abord que j'ai fait cette chanson et
leurs (nos) soeurs. C'est une parodie de la chanson de Montéhus, dont tu
parlais tout à l'heure, qui peut se chanter sur son air
et qui s'intitule « Gloire aux Femens ! ». Pour ce qui est des
lâches comportements de la police, j'aimerais beaucoup qu'on me montre
le contraire... par exemple, un flic refusant d'accomplir un
ordre contraire à la morale, à la raison, à la dignité (la sienne ou
celui de sa future victime) ou même, aux droits de l'homme, de la
femme, des étrangers, des travailleurs, des chômeurs, des
pauvres... ou tout simplement, refusant d'exécuter un ordre idiot...
Note que j'ai connu ça : un jour, il y a bien longtemps, un agent s'est
excusé de m'avoir bousculé avec son engin contondant
dans une manifestation. Ce fut une exception... D'autres m'ont
frappé, d'autres m'ont emmené, d'autres m'ont arrêté, d'autres m'ont
enfermé et j'attends toujours leurs
excuses.
Il faut bien, dit Lucien l'âne, une exception pour confirmer la
règle.
Bref,
j'aimerais que parmi ces gens-là, on me montre des hommes droits et
corrects... Simplement, corrects. Mais je vois bien qu'à l'exception
près, ils n'ont ni conscience, ni cerveau, ces gens-là. En fait, ce
sont des chiens de garde... On siffle et sur ordre, ils
attaquent... Ils frapperaient et tueraient n'importe qui... Les
exemples ne manquent pas, d'ailleurs. Dans les années 40, en Allemagne,
ils auraient eu droit à un uniforme noir, avec une tête de
mort... Ce sont des tortionnaires, des malappris, des machos et des
imbéciles...
En
effet, Marco Valdo mon ami, on pourrait rêver de policiers honnêtes et
consciencieux qui refusent d'accomplir des ordres contraires à la
loi ou quand la loi est insuffisante ou malhonnête ou contraire aux lois
humaines (par exemple, on ne s'en prend pas à une femme
désarmée), contraire aux lois de l'humaine raison (on n'attaque pas
des gens paisibles ou des gens qui réclament leurs droits, des gens qui
marchent pour la paix, des gens qui demandent à manger,
des gens qui protestent contre des injustices, qui dénoncent la
misère ou des gens qui disent la vérité...) ou on pourrait rêver
d'agents des services ou de la puissance publique qui refusent
d'appliquer les ordres ou la loi elle-même quand elle va à
l'encontre de l'humaine raison ou de l'humaine nation.
C'est
d'ailleurs ce que dans certaines bonnes constitutions, on appelle
pour les fonctionnaires et les agents de l’État ou pour les agents
des services publics et les agents des forces publiques (eux qui somme
toute, sont, par délégation, la force mandatée par les
gens du peuple), y compris les policiers et les militaires, y
compris les magistrats et les ministres, on appelle le droit de réserve,
le droit de conscience... Mais évidemment, quand on n'a pas
de cerveau, on ne peut y penser... et même si on s'en souvient et
qu'on y pense, il faut encore oser l'appliquer... Louis Jouvet disait : «
Pour être un homme, il faut avoir des couilles au
cul... »
En
effet, il est difficile d'être digne quand on a peur du maître, quand
on
mange dans la gamelle, quand on fait carrière... Et puis enfin,
quand on n'a pas de dignité, on ne veut pas y penser : on veut oublier
ce qu'impose la dignité humaine... Ainsi, il appert que ce
vieux monde est en décomposition avancée, il sombre de partout, il
pue de tous les côtés... Tissons donc son linceul, il est plus que temps
d'y mettre fin et de le remplacer par un monde de
vivants honnêtes et sains. Ne sentez-vous pas ses remugles
malsains... Il est cacochyme.
Heureusement !
Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
Légitime est votre colère
Votre refus est un grand devoir
On ne doit jamais laisser faire
Les grands qui sont au pouvoir
Femmes, votre conscience est nette
Il faut mettre au jour tous leurs méfaits
En récusant les malhonnêtes
Femmes, oui, vous avez bien fait.
Votre refus est un grand devoir
On ne doit jamais laisser faire
Les grands qui sont au pouvoir
Femmes, votre conscience est nette
Il faut mettre au jour tous leurs méfaits
En récusant les malhonnêtes
Femmes, oui, vous avez bien fait.
Salut, salut à vous
D'avoir agi ainsi quand même
Salut , salut à vous
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous
À votre geste magnifique
Vous auriez en restant chez vous
Assassiné la République
D'avoir agi ainsi quand même
Salut , salut à vous
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous
À votre geste magnifique
Vous auriez en restant chez vous
Assassiné la République
Comme les autres vous aimez la vie
J'en suis sûr même vous l'aimez bien
Mais sous le beau ciel d'Italie,
Les riches se moquent des citoyens
La vie, c'est d'abord d'êtres libres
Et de vivre bien parmi les siens
Et vaut mieux même aller en galère
Que d'accepter de tels aigrefins
J'en suis sûr même vous l'aimez bien
Mais sous le beau ciel d'Italie,
Les riches se moquent des citoyens
La vie, c'est d'abord d'êtres libres
Et de vivre bien parmi les siens
Et vaut mieux même aller en galère
Que d'accepter de tels aigrefins
Salut, salut à vous
D'avoir agi ainsi quand même
Salut , salut à vous
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous
À votre geste magnifique
Vous auriez en restant chez vous
Assassiné la République
D'avoir agi ainsi quand même
Salut , salut à vous
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous
À votre geste magnifique
Vous auriez en restant chez vous
Assassiné la République
Espérons qu'un de ces jours, patience
Il n'y aura plus de guignols comme ceux-là
Ayons tous au cœur cette espérance
Que bientôt ce grand jour viendra
Vous avez montré votre courage
Il n'y aura plus de guignols comme ceux-là
Ayons tous au cœur cette espérance
Que bientôt ce grand jour viendra
Vous avez montré votre courage
Et votre admirable volonté
Quand la révolte tournera à l'orage
Ce jour-là, vous serez toutes fêtées.
Quand la révolte tournera à l'orage
Ce jour-là, vous serez toutes fêtées.
Salut, salut à vous
D'avoir agi ainsi quand même
Salut , salut à vous
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous
À votre geste magnifique
Vous auriez en restant chez vous
Assassiné la République
D'avoir agi ainsi quand même
Salut , salut à vous
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous
À votre geste magnifique
Vous auriez en restant chez vous
Assassiné la République
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