6 mai 2013
L'ÉVÊQUE VEUT PORTER PLAINTE CONTRE L'ÉTAT ET LES ORGANISATEURS DES CONCERTONES
Version française de :
http://www.ilmessaggero.it/PRIMOPIANO/VATICANO/ostia_vaticano_primo_maggio_vescovo_stato_concertone/notizie/276026.shtml
On n'en croit pas ses oreilles... L'Inquisition est de retour !
Était-elle seulement partie ?, demande Lucien l'âne.
Censure
préventive, interdiction des films, sanction contre les coupables
d'actes de liberté. L'évêque va jusqu'à indiquer
lui-même et donc à régenter, ce que doivent penser les « consciences
authentiquement laïques et civiles »... À défaut de savoir ce qu'un
laïque peut penser authentiquement, l'évêque
parle à sa place. Merci l'évêque... C'est gentil de nous dire
comment on doit penser pour être authentiquement laïque aux yeux d'un
évêque... Mais pour ce qui est laïques normaux, les simples
laïques, permettez-nous de vous répondre que de votre avis, ils s'en
foutent et que vous feriez mieux, tout Monsignor que vous êtes, de
laisser les laïques, ardents partisans de la liberté de
pensée, se formuler leurs avis eux-mêmes. Ils ont pour cela un
instrument de pensée qu'on appelle le cerveau et une méthode de
réflexion qu'on appelle le libre-examen. Si vous voulez, on pourrait
essayer de vous l'apprendre.
Cité du VATICAN – D'abord, il y eut les concertones (les grands concerts) du premier Mai et le geste sacrilège d'élever une capote prophylactique comme si c'était une hostie, avec des mots qui rappellent ceux de la consécration pendant la messe, par un des protagonistes de l'événement à place San Giovanni ; ensuite, la sortie d'un film (Les Sorcières de Salem) considéré (par l'évêque en question) comme « réellement et incroyablement anticatholique » ont poussé un évêque à appeler une commission de juristes à « vérifier si existent les conditions pour une plainte immédiate contre les organisateurs du concert et contre l'État qui n'a pas veillé sur ce qui est projeté librement dans les salles italiennes ». Monsignor Luigi Negri, archevêque de Ferrare s'est dit « stupéfié de ce qui arrive en Italie ». En ce qui concerne la sortie du film de Rob Zombie, monsignor Nègre est catégorique : « il s'agit d'un mélange de satanisme, d’obscénité, d'offenses à la liturgie et aux réalités ecclésiales qui frôle des niveaux difficilement tolérables pour une conscience authentiquement laïque et civile, sans même être chrétienne ».
L'évêque
ajoute même « comme élément de gravité supplémentaire, que dans ce cas,
l'État n'a exercé sa fonction de prévention vis-à-vis des
mineurs que donc, les personnes de 14 ans, peuvent voir librement ce
film en tirant probablement d'horribles convictions vis-à-vis de la
tradition catholique de notre Pays ».
Sur le geste sacrilège produit lors du Premier Mai, monsignor Negri rejoint tout-à-fait la condamnation prononcée par cardinal Agostino Vallini, vicaire de la diocèse de Rome. Une « offense intolérable » qui reflète la « petitesse culturelle sans égale» de l'acte accompli. Monsignor Negri, face à « à ces ravages » n'entend pas rester silencieux et rappelle que « pour lui, comme pour tous les évêques catholiques, Rome est Rome, c'est-à-dire l'Église qui préside à toutes les autres Églises dans la vérité et dans la charité ». En somme, beaucoup plus qu'un blasphème, selon lui, c'est un vrai crime.
de Franca Giansoldati (Messagero – 6 mai 2013)
Sur le geste sacrilège produit lors du Premier Mai, monsignor Negri rejoint tout-à-fait la condamnation prononcée par cardinal Agostino Vallini, vicaire de la diocèse de Rome. Une « offense intolérable » qui reflète la « petitesse culturelle sans égale» de l'acte accompli. Monsignor Negri, face à « à ces ravages » n'entend pas rester silencieux et rappelle que « pour lui, comme pour tous les évêques catholiques, Rome est Rome, c'est-à-dire l'Église qui préside à toutes les autres Églises dans la vérité et dans la charité ». En somme, beaucoup plus qu'un blasphème, selon lui, c'est un vrai crime.
de Franca Giansoldati (Messagero – 6 mai 2013)
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