25
août 2008
MAÏS, HARICOTS ET MISÈRE
Achtung Banditen ! (18)
C’est
marrant, nous sommes assis ici, dit Marco Valdo M.I.. Enfin, je veux
dire, je suis assis ici et toi à mes côtés, tu es debout sur tes
quatre pieds. Tu aurais d’ailleurs
du mal, je crois bien, à t’asseoir.
Les
chaises ne sont pas faites pour les ânes, répond Lucien l’âne
philosophe, d’un ton sentencieux.
Donc,
mon cher Lucien, dit Marco Valdo M.I., un âne aurait bien du mal à
s’asseoir sur une chaise et une fois assis, s’il y arrive, il ne
manquerait pas de tomber.
Évidemment,
dit Lucien l’âne aux pieds noirs comme les cendres de l’Etna,
raison pour laquelle on les appelle des pieds etniques. Non
seulement, ils sont d’un noir d’encre,on dirait de la lave pure
mais en plus, regarde mes jolis sabots, ils sont d’une solidité
proprement volcanique. Évidemment, dit l’âne, que mes pieds sont
etniques et j’en suis fier. Celui qui n’a pas des pieds etniques
devrait voir comme les miens sont beaux sous le soleil exactement.
Allons, Marco Valdo M.I., dis-moi honnêtement, as-tu déjà vu de
plus beaux pieds que mes pieds etniques ? Et en plus, j’en ai
quatre. Ce n’est pas négligeable.
Écoute-moi
bien, Lucien, mon très cher ami, tes pieds sont la première
merveille du monde, surtout quand ils sont mouillés et qu’ils
s’irisent sous le soleil. J’aime beaucoup tes pieds, sauf ton
respect, je ne pourrais faire pareille déclaration à propos
d’autres parties de ta personne, si tu vois ce que je veux dire.
J’admets tout de suite que ces autres parties peuvent être aussi
etniques que tes pieds, mais il y a des limites à mes laudations.
Écoute,
Marco Valdo M.I., arrête de te jouer de mes pieds, tout etniques
qu’ils soient, ce sont quand même mes pieds et ils ont droit au
respect. Enfin, je préfère que tu parles de mes pieds etniques que
de mes pieds noirs, ça fait plus moderne et moins raciste. C’est
vrai que vous autres, les humains, vous faites toute une histoire à
propos de la couleur extérieure d’une personne ou même d’un
animal. Pour moi, qui suis un âne, ça me semble particulièrement
idiot. Que vous ne vous sentiez pas à l’aise avec des personnes
que vous ne connaissez pas, dont vous ne savez rien et dont
l’apparence n’est pas la même que la vôtre, finalement, c’est
assez normal et résulte de votre ignorance. C’est explicable et
pardonnable. Mais que de là, vous méprisez ces personnes ou que
pire encore, vous vous mettiez à les haïr, à les détester au
point de les mépriser, de les stigmatiser, de les rejeter ou de les
rabaisser... Nous les ânes, on pense que ce n’est pas bien et pour
dire les choses plus crûment, que c’est à la fois, parfaitement
imbécile et malhonnête. Donc, n’oublie pas de parler avec
déférence de mes pieds etniques !
Mais,
mon bon Lucien, qu’est-ce qu’il te prend ? Je n’ai pas le moins
du monde méprisé tes pieds... Tu sais bien que je les trouve très
beaux tes pieds et que je n’ai pas l’intention de marcher dessus.
Alors... Si tu veux bien, passons à autre chose, ça commence à me
casser les miens, toute cette parlotte. On n’est pas là pour se
faire engueuler... On est là pour raconter une histoire. Ouvre cette
porte et sors les verres qu’on commence.
Oui,
oui, dit l’âne Lucien en se tortillant comme une ballerine à sa
première première. Tu as raison... À propos d’histoire, que
vas-tu me raconter aujourd’hui ? Personnellement, si tu n’y vois
pas d’inconvénient, j’aimerais bien un peu d’Achtung Banditen
! ; il y a déjà quelques temps qu’on en a touché un mot. On ne
peut quand même pas laisser Marco Camenisch tout seul dans sa prison
à ruminer dans le vide. Tu dois nous donner de ses nouvelles ou du
moins, nous faire connaître un peu de la suite de son livre.
En
effet, en effet, tu as bien compris le but de la manœuvre. Tu as
tellement le pied etnique et marin qu’on se demande volontiers si
tu n’as pas servi dans la marine. Note que pour un âne c’est
rare, mais on ne sait jamais.
Et
bien, Marco Valdo M.I., dit Lucien l’âne marin, tu as tapé dans
le mille. J’ai servi dans la marine. Celle du grand Turc où
j’aidais à carguer les voiles et puis, dans celle de la reine
d’Angleterre où j’apprenais aux marins à compter.
Là,
Lucien mon bon ami, tu galèjes, tu te fous de moi – ce qui n’est
rien et en tout cas ne porte pas à conséquence, mais tu te moques
de nos lecteurs et là, j’ai beaucoup à redire et eux aussi.
Imagine qu’ils ne veuillent plus te voir... Nous serions foutus,
tous les deux et même, on ne pourrait plus aider Marco Camenisch et
d’autres. Il n’est jamais bon, mon bon, de prendre ses lecteurs
pour des cons. Ou alors, tu n’es qu’un jeune blanc bec sortant du
cocon ou un vieux barbon, devenu vieux grison. Et il me faudra dire
de toi : Le temps ne fait rien à l’affaire, Lucien est con, il est
con... Mais? Lucien mon ami, tu comprends bien que je ne pense pas un
seul instant
que tu es con... Mais c’était façon de parler... Je disais que tu
te moquais de nos lecteurs... Imagine un peu que nous ayons un
lecteur qui soit à la fois, marin et anglais... Je sais qu’on est
presque le 31, mais ce n’est pas une raison pour moquer les
frégates d’Angleterre. Par ailleurs, rien ne t’empêche de tirer
un coup ou deux à la santé de qui tu voudras.
Ho,
ho, ralentis si tu veux bien, Marco Valdo M.I.. Il n’est pas
question de tout ça, mais bien des aventures de Marco Camenisch.
Qu’est-il devenu depuis la dernière fois... Je veux dire dans le
livre, car dans le temps présent, il doit encore être sous le
regard glacé des matons suisses.
![]() |
| PRISON VUE DU TRAIN EN PASSANT |
D’accord,
revenons à Marco Camenisch. On l’avait laissé dans la prison de
Novara et bien, à ce moment du récit, il y est encore, mon bon
Lucien, l’âne aux oreilles de vent et de lumière. Et même si
c’est désolant, on l’y maintient de force. Il ne faut jamais
oublier que les gens en prison, y sont mis de force. On dirait que
c’est une lapalissade et c’en est une assurément, mais elle
indique bien un fait fondamental : la prison est un instrument de
force appliqué sur celui qu’on y enferme – du moins, comme
prisonnier; car on y enferme aussi le gardien et à vie encore lui,
mais ce n’est pas là notre souci. Et comment, à ton avis, mon
cher Lucien, appelle-t-on une mesure de force ou de coercition
appliquée directement sur un être humain – femme ou homme, peu
importe ? Je vais te le dire moi : on appelle ça, une torture. En
clair et net, les prisons sont des instruments de torture – in se,
en soi, de par leur nature-même. Et sais-tu, mon ami Lucien, comment
on appelle les gens qui appliquent la torture aux autres ? Des
bourreaux ou des tortionnaires... Bof, tu me diras que c’est leur
métier et que comme les équarrisseurs équarrissent, les
tortionnaires torturent, rien que de plus normal, en effet !
Oh,
oh, dit l’âne, je n’ai rien dit moi. Marco Valdo M.I., tu as
l’air de m’accuser et de vouloir me faire penser ou dire des
choses que je ne pense pas et que ne dirai certainement jamais...
Mets-toi bien dans la tête que moi, l’âne aux pieds comme tu
voudras, ceux d’Hermès me conviennent bien, lui qui s’en servait
pour s’échapper quand bon lui semblait, moi, l’âne, je sais ce
que c’est d’être prisonnier, d’être enfermé, d’être roué
de coups, d’être, en bref, torturé... et crois-moi, je suis
franchement très opposé à toute forme de torture et à tous les
tortionnaires. Je les déteste et pire encore pour eux, je les
méprise. Dis-moi plutôt la suite du récit de Marco Camenisch.
D’accord,
mon bon Lucien, j’y viens à l’instant. S’il le faut, je
commenterai chemin faisant. Une remarque par texte ou par jour...
D’abord, première note, l’apparition des Indiens du Chiapas et
du Commandant Marcos, que Camenisch italianise en Marco. Tu vois
combien Camenisch est notre contemporain et même du fond de sa
prison - celle-ci et les suivantes, il se tient au courant, il saisit
les événements, il a une vision à long terme. Je rappelle que nous
sommes en 1994, soit il y a quatorze ans et que dès le début de
cette insurrection révolutionnaire, Marco Camenisch en perçoit
l’importance et la signification.
Corriere
della Sera, 3 janvier 1994.
Du
Mexique – Les paysans indiens du Mexique entrent en guerre contre
le gouvernement de Salinas de Gortari. Après avoir mis à fer et à
feu, quatre localités du Chiapas, la région touristique aux confins
du Guatemala, les rebelles de l’Armée de Libération Emiliano
Zapata se sont heurtés aux militaires fédéraux. Selon les
premières informations, il y aurait des dizaines de victimes. Par
contre, la cinquantaine de touristes italiens qui hier matin, avaient
réussi à quitter les hôtels de la zone, sont tous saufs. Les
révoltés au moins trente mille Indiens bien armés et épaulés
aussi par quelques blancs, ont saccagé les mairies et détruit de
nombreux documents officiels, en revendiquant liberté et justice
pour leur peuple. Ils sont guidés par le commandant « Marco »,
un campesino fort cultivé qui parle plusieurs langues.
Novara,
4 janvier 1994.
Nous
sommes déjà avancés dans l’année nouvelle et le « passage »
a été exceptionnel, avec une fête prolongée jusqu’à 10 heures
du soir, un demi-litre de Chianti et ensuite, à ronfler béatement
sur ma couchette avec des bouchons dans les oreilles. Dans les jours
suivants, j’ai suivi avec plaisir, et je suis encore, au travers
des journaux, l’insurrection au Mexique, qui me stimule au-delà de
la seule sympathie.
Cet
après-midi, par surprise, l’avocat Sergio Onesti de Milan a fait,
à ma grande joie, une visite éclair. Hier, j’ai été comblé de
baisers et d’embrassades par Manuela, qui m’a tranquillisé quant
à la santé de maman, après sa grippe récente.
Ce
mois-ci, je suis bibliothécaire et ainsi, je suis préoccupé avec
tous ces livres. Je m’y perds et j’aurais besoin de dix fois plus
de temps que celui dont je dispose pour être derrière tout. Ouf,
ouf, çà me ronge, pauvre foie.
Regarde
aussi dans le texte qui suit combien Marco Camenisch est sensible à
l’évolution et aux dangers que certains font courir à l’humanité
pour le seul but de gagner de l’argent.
Au
fait, dit l’âne un peu goguenard en montrant ses dents blanches
comme les os du chameau perdus sur le sable dans le désert immense,
que feront-ils de ce bel argent une fois qu’ils seront comme le
chameau, réduits à un tas d’os ? Pourquoi se fatiguent-ils à
courir après un pareil courant d’air ?
Bon,
d’accord, tu ne peux pas comprendre, tu es un âne. Ils s’offrent
du temps libre pour exister et des objets, des activités et des
services pour combler ce temps vide.... Tu comprends ?
Non,
dit l’âne.
Tu
pourras voir combien également l’analyse de Marco Camenisch est
percutante, notamment pour le maïs et les haricots du Mexique.
Novara,
15 février 1994.
Grandes
activités de traduction de l’allemand. Je veux donner ma
contribution, en rappelant que la lutte des paysans et des paysannes
du Mexique est pour la condition de base de leur subsistance et par
cela-même, de leur existence. Ce sont des communautés qui
appartiennent aux quatre-cinquièmes de cette humanité expropriée,
qui offre la possibilité du consommisme au soi-disant monde civilisé
et développé dont nous faisons partie nous aussi. Ce n’est pas un
hasard si le mot « sous-développé » a été inventé en
1945 par le président américain Truman.
La
grande promesse de la « révolution verte », par
l’industrialisation du secteur agricole, a propagé l’illusion du
progrès et de la richesse pour tous. Dans les faits, les seuls à
progresser ont été les latifundiaires et les multinationales, avec
le monopole des semences et des fertilisants. Cette politique
libéraliste avec aussi ses massives expropriations de terre, a
détruit les bases vitales des moyens et des petits paysans.
Des
millions de paysans ont été dès lors contraints de fuir dans les
villes et à acheter au prix fort du maïs et des haricots que depuis
le milieu des années 1970, le Mexique a commencé à importer,
presque toute sa production (de maïs et de haricots) étant destinée
à l’exportation pour payer ses dettes au FMI et à d’autres
consortiums bancaires. Dettes causées justement par la « révolution
verte ».
On
peut comprendre pourquoi, avec l’application de l’accord NAFTA
entre le Canada, les Usa et le Mexique composé de lois libéralistes
pour faciliter la circulation des marchandises et de l’argent, plus
de 2.500 paysans indigènes se sont soulevés en armes, pour fêter
l’an nouveau, en conquérant les villes du Chiapas, sans doute
l’État le plus déshérité du Mexique. Les Zapatistes insurgés
ont entre autres libéré 230 prisonniers, vidant quatre prisons, ils
ont détruit trois avions et trois hélicoptères, tandis que dans
d’autres États mexicains, il y a eu des actes de sabotage contre
des pylônes, des bâtiments administratifs et des casernes
militaires.
De
ce que je lis (et traduis), plus de 15.000 habitants du Chiapas
militent dans les rangs zapatistes et ce mouvement révolutionnaire
est présent aussi dans d’autres états mexicains.
L’AZLN
(Armée Zapatiste de Libération Nationale) s’est construite
lentement en des longues années d’organisation, forte d’un
enracinement capillaire dans les communautés de village et de son
expérience de sa propre histoire indigène, des luttes et des
défaites du passé.
Lors
des mobilisations du 29 janvier contre le forum de Davos, dans le
canton des Grisons, les représentants des gouvernements et des
multinationales, qui de fait dominent la planète, ont été
contestés. Malgré que la police avait transformé Davos en
place-forte, le cortège de la contestation a réussi à défiler
dans la citadelle touristique et le président mexicain Salinas de
Gortari, accueilli par le slogan « Salinas assassin ! »,
s’est enfui ensuite en hélicoptère. J’attends avec impatience
de nouvelles informations par d’autres traductions.
Et
voici, Marco Camenisch qui lève un autre lièvre, l’exploitation
éhontée des prisonniers à des fins mercantiles. Il n’y a pas de
honte assez grande que pour empêcher l’appétit des petits (ou des
grands) profits. Crois-moi, mon cher Lucien, il y a moins de honte à
être un âne qu’un humain...
Novara,
23 février 1994.
Je
lis dégoûté sur la revue « Anna » que, pour un million
d’Américains, le chic, ce sont les jeans de la marque Prison
Blues, confectionnés au pénitencier d’Etat de Pendleton, dans
l’Oregon. « Faits dedans pour être portés dehors »,
affirme la publicité glauque. En Italie aussi, des jeans et des
t-shirts provenant du travail des prisonniers sont à la mode. La
« WP lavori in corso » les distribue avec le slogan :
« ces jeans sont fabriqués par de très mauvais garçons ».
J’invite
au boycottage de ces produits, en avançant que l’argument de
« celui qui est en prison » est un faux problème. Le
problème réel reste l’exploitation esclavagiste à très bas
salaires dans les prisons, l’infâme pillage et la désinformation
développée effrontément pour des motifs publicitaires. La même
urgence de boycottage sélectif vaut pour la population carcérale
comme pour les différents produits provenant des autres endroits
d’hyperexploitation des personnes, des animaux et la terre.
Le
boycottage a une valeur stratégique pour le sabotage du capitalisme
et de sa marchandisation, contre le consommisme sélectif destructif.
Il a une haute valeur éthique pour la conscience et l’action
quotidienne, vers une diminution radicale des marchandises et de la
consommation du superflu. Boycotter signifie être moins complices et
moins esclaves !
Oui,
oui, dit Lucien l’âne aux colères froides comme l’hiver
austral, Marco Camenisch a raison et il voit clair très tôt, me
semble-t-il, il faut boycotter, il suffit en fait de diminuer sa
consommation, de réduire ses achats, de dépenser moins et de
refuser les produits qui sont faits avec de telles méthodes d’une
indignité sans nom...
Les
journées s’allongent et même le soleil veut s’insurger contre
cet hiver froid et sombre. Les dernières heures de lumière sont
avalées par la toccata et fugue du voyage. Montagnes, lac,
métropoles, plaine et dans la pleine lumière du jour Novara à
l’horizon. Nous sommes toujours nous trois. C’est le paquet
nourriture – vestiaire qu’Annaberta et Renato veulent apporter
chaque fois à Marcello. Pour Marco et son sens fort de l’amitié,
c’est plus qu’un camarade de cellule. Il est resté fort frappé
par sa solitude digne. C’est que celui qui n’a pas de parents ou
d’amis extérieurs, ne peut jamais recevoir un modeste élément de
confort. Puis, celui qui est dehors comprend mal la valeur et
l’importance de ces petits grands gestes solidaires.
Nous
attendons le direct Turin-Milan de 15 heures. Plaine, métropoles,
lac et avec la lumière du crépuscule, les montagnes se referment
autour de nous. Nous sommes là aussi dans les zones d’une humanité
au crépuscule, où l’on ne pense pas aux rebelles en prison.
Novara,
25 mars 1994.
J’ai
traduit du castillan un long texte du sous-commandant Marco, mon
homonyme du Chiapas. Ce fut un travail qui m’a captivé et en deux
nuits, je l’ai expédié. « Le vent de la rébellion, de la
dignité, n’est pas seulement la réponse au vent imposé d’en
haut, ce n’est pas seulement une réponse enragée, il porte aussi
un nouveau projet, il signifie plus que la destruction d’un système
injuste et opposé, il est surtout un espoir, l’espoir que la
dignité et la résistance se transformeront en liberté et en
dignité ! »
À
un certain point, m’est venu l’écœurement en lisant à propos
de la montagne. « Ce vent viendra de la montagne, déjà il
croît sous nos arbres et conspire pour un monde nouveau, tellement
neuf que dans le cœur collectif que l’anime, il n’est qu’une
intuition ». J’ai pensé un peu désespéré à nos monts
abandonnés par les gens qui ne ressentent plus leur appartenance et
qui ne luttent plus pour les défendre. Au Chiapas, ils seront aussi
mis à mal, mais ils s’appartiennent et ils veulent aller jusqu’au
bout de leurs luttes. Ils ne combattent pas seulement pour leurs
racines que, malgré tout, ils tiennent encore. « Quand la
tempête sera finie, quand la pluie et le feu laisseront en paix la
terre à nouveau, le monde ne sera plus un monde ; mais quelque
chose de meilleur. »


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